Qui êtes-vous ?

les yeux fermés rien n'existe les yeux fermés tout disparaît

samedi 12 décembre 2009

demi tour

on a réuni les miettes du chemin parcouru
au bord de l'indécision
on a suivi ces formes de l'oubli dans le ciel
au milieu de l'inaction
on a mélangé le temps des retours
à l'intérieur d'interrogations
on a saisi l'amorce du moment
à travers une nouvelle relation

samedi 26 septembre 2009

le fil

j'ai de la peine à définir
le chemin qui mène à aujourd'hui
manque un point d'appui
la trame de l'ordinaire
j'ai les traces
des conversations entre nous
les mesures de la chute
le sourire entre les dernières paroles
mais rien ne sépare encore le jour et la nuit
comme le possible des représentations

lundi 7 septembre 2009

diffusion

sur l'angoisse du lendemain
je construis le pluriel de nos noms
sa singulière préférence
je rêve de cette tranquille identité
de frissons, de silences
mais dans ces visages serrés
penche l'habitude des liens
vers le contour du plaisir perdu

mardi 1 septembre 2009

de travers

tu es une partie de mes pensées
qui chante et vit la nuit
une femme d'une autre vie
un homme d'aujourd'hui
dominant le plaisir des possibilités
dans la proximité des apparences
et au milieu de l'épreuve du silence
juste l'absence
d'un rendez-vous manqué

jeudi 27 août 2009

message minuscule

dans l'axe du lac
je mesure les jours à venir
à l'ombre portée des conversations
qui disent quelque chose de moi
de mon passé, de mon présent
en attendant, les lèvres sèches
étendue sous l'impact des possibles
je crains l'espace vide entre toi et moi

samedi 22 août 2009

exposition à la librairie l'atelier


















Vernissage le vendredi 16 octobre 2009 à 20 heures.

samedi 15 août 2009

étreinte

les murmures des matins tristes
rongent la succession des instants
d'où reviennent la douleur et les regrets
incroyable dispositif
du conflit des sentiments
le temps s'est levé
sur l'ombre de ces années
le premier amour se dissimule encore
dans le ciel d'hier

mercredi 12 août 2009

notre espace

rêves, souvenirs ou pensées
tout t'est adressé
dans ce trajet qui parcourt la parole
je choisis de dire l'absence
où les figures du désir disparaissent
se détachent
je me retourne vers la langue de l'enfance
avec les mots de l'accomplissement
j'essaie de comprendre
d'écarter le temps

lundi 3 août 2009

un secret

devant la fontaine j'ai pensé à toi
comme un voeu à exaucer
où l'amour se déplace
invente la force de tenir
j'en suis là encore une fois
à la surface des corps
même s'il n'y a plus de nous
ta beauté reste en moi

vendredi 24 juillet 2009

"toujours jamais"

il y avait la pluie et ton absence
une tristesse très vieille
où s'entrevoient les limites du corps
comme une habitude forcée
donnant un instant l'impression
d'être parcouru d'un air froid
il y a les douceurs du sommeil
les sensations de la nuit
ou immobile et sans bruit
presque penchée vers ton corps
il me semble être avant la peine
comme pour longtemps

mercredi 22 juillet 2009

paysage

d'une enfance sans enfance
je compte les jours
les yeux fermés
je la mesure, je la mêle
sans savoir reprendre son silence
tout autour la puissance de l'oubli
avec au loin le paysage de l'attente
où je reste comme engourdie

lundi 20 juillet 2009

parallèles

ce que nous sommes
je le porte encore en moi
façonné à mon idée
dans la solitude
ce que tu es
surgit dans l'humidité de l'été
plein d'une texture si fragile
dans une certaine joie
ce que je suis
commence dans l'oubli
espère le cercle des désirs
dans le relief d'une cicatrice

mercredi 15 juillet 2009

ça ne vit quand moi

juste sa peau à toucher
avant les larmes
ses yeux sombres
cette main dans mes cheveux
je ne sais plus bien qui j'appelle
juste sa voix à imaginer
à travers la respiration rapide
toujours des sentiments
comme pour la première fois

lundi 6 juillet 2009

l'appel silencieux

on commence par sourire et on se fige
d'hier à aujourd'hui dans l'étrange attente
je suis restée à écouter mes rêves
sans rien retenir des souffles et des larmes
plus de folies, d'espoirs d'un autre âge
ta voix sur le répondeur est douce et chaude
une longue distance faite de phrases isolées
une partie de moi échappe encore

mardi 23 juin 2009

la même histoire

on écrit sans y penser
et pourtant il y a eu des promesses
la beauté, la gloire et l'amour
comme dans un feuilleton
on écrit sans y penser
tout reviens des désirs anciens
tout reste des échecs
tout est tristesse
on écrit et sans y penser
un peu de douleur

sarkozy

dimanche 21 juin 2009

au bois

prem's

c'est le premier jour de l'été
et c'est près de toi que je suis
chaque nuit je me retournerai
pour un baiser ou son idée
c'est le premier jour de l'été
de l'orage et du chagrin parfois
me laissant heureuse
trois mèches dans les yeux
c'est le premier jour de l'été
tu me manque c'est ça

lundi 15 juin 2009

sans moi

je ne sais pas si cela sera mieux
je regarde en avant
je te vois et cela ne suffit pas
du rose et du rouge sur tes lèvres pour toujours
si je savais je ne le dirais pas
je regarde en arrière
j'y vois vraiment peu de choses
de l'orange aussi pour toi
et quelques mots pour accompagner

poppers is my licorne

mardi 2 juin 2009

un autre jour

dans cet été parfait
tout recommence
je suis le je, et bien sur tu es le toi
dans cette chambre
tout recommence
les yeux brûle, le corps se resserre
dans l'attente du jour parfait
il n'y a pas de solution
sur la longueur rien ne tient

dimanche 31 mai 2009

sans fin le mois de juin

dans mes rêves, c'est plus souvent à l'autre que je pense à présent
ma tête sur le bord de son épaule, tout doucement, de très près
le goût des répétitions, des ficelles
dans mes rêves, il fait froid et c'est l'été
mon corps aligné à demi éveillé
une profonde colère touchant à la mélancolie
le bout des doigts sur son sourire
dans mes rêves, la vie se termine dans la joie

vendredi 29 mai 2009

c'est faux

pas de trophée
pas d'invitation
pas d'obsession
pas à pas oublier
près de toi
pas de gestes maladroits
pas de paroles entre
pas de moments comme ça
pas d'idéal enfin

solution

les mécanismes sont toujours en place
je suis toujours la à t'attendre
d'échecs en relais
d'un revers de la main
le goût sous forme liquide
sans saveur
la signature masquée
un extrait naturel ou de synthèse
la situation amoureuse

dimanche 24 mai 2009

partir

j’aurais tout tenté
de ce que je peux
2, 3 ans et encore aujourd'hui
je pense à toi
au nous rêvé
un amour qui n'est pas dans la réalité
un amour qui ne s'arrête pas
J'aurais tout fui
De ce que je peux
les larmes et les douleurs
je pense aux différent visages que cela a pris
aux défauts et aux joies
aux poings collés sur les yeux
partir sans ce regard sur le passé

fragile

voir la couleur
sentir la façade
te toucher en pensée
paroles en arrière
des cheveux sur le lit
seule et terrifiée
fragile dans l'instant
fragile à présent

proches

concentrée sur soi
et puis moins
la peur et le désir mélangéEs
revoir les autres
des fragiles rencontres
des histoires furieuses
mieux et mal en même temps
parler bas à mes étranges amiEs

mardi 19 mai 2009

empreinte

comme une première fois
un recensement
un "je dirais" amoureux
un bout de mémoire
comme une première fois
ou tout serait dans le premier instant
ou le plaisir passerait en force
en mesure et crescendo
comme une première fois
une pause
de toi à moi

jeudi 7 mai 2009

retenir

dans les vibrations des pensées
variant le bon moment
phénomène de l'intensité
alentour de l'instant
vouloir la nuit
des lectures qui apaise
t’entendre et c’est tout

samedi 25 avril 2009

faux mouvement

Il y a des jours ou mon corps a disparu
Un moment plié sur lui-même
Dans une unité ou une double tension
Une organisation du temps
Telle une fonction de la solitude

jeudi 23 avril 2009

une autre histoire

je pense de nouveau à toi
au vide perché
à la cassure de la fin
sans toi ni moi

vendredi 6 mars 2009

Naviguer dans le vague

Faire passer le temps sous les paupières
Mobile
Faire rentrer le temps à reculons
Petit à petit
Faire pale figure
Rêver

dimanche 1 mars 2009

Par Nakahara Chûya - Chanson du bélier - IV

Mais , oh mon coeur si absolument triste
Nuit après nuit, dans cette chambre solitaire
Je pense, à mes pensées sans pensée accompagnement
Monotone de mon âme si humble ...

Qu'on entende au moins le sifflement d'un train
Et je penserais aux départs, je penserais aux jour de mon enfance
Mais non ! oh non ! en moi, nulle autre enfance, nul autre départ
Autre que mes seuls rêves de départ et d'enfance...

Et mon âme qui pense, ses pensées sans pensée
S'est renfermée, comme un coffre moisi
Lèvres pâles, et joues sèches
Se gonflent encore de ce silence, atroce...

Ah, qu'elle est lamentable la tristesse
Que seule rend supportable la force de l'habitude, et moi
Sans que je m'en aperçoive, étranges, inattendues
Me viennent des larmes, qui ne sont plus celle d'aucun amour...

vendredi 27 février 2009

STOP

Cette souffrance qui démarre
Des mots qui marquent
Tomber dans des enjeux de liberté,
Sortir des maillons de la chaîne
De la récidive

jeudi 26 février 2009

Disparition

Il y a eu l’annonce
Puis la disparition
Une fois ou des millions de fois
Le même agacement du cœur
Le même vertige des pleurs

mardi 24 février 2009

Je l’ai tant aimé

Avant et après il n’y a aucune différence
Rien ne change
Lui, l’autre fille, le regard sur les choses, la terre sous les pieds
Avant et après il n’y a aucune différence
Juste moi et quelques larmes

dimanche 22 février 2009

ici

Tout est décaféiné, le tabac dans la courette
Les rapports angoissants
Les gens seuls et pourtant souvent près des autres
Compliqué quand il reste si peu de temps pour soi et peu pour les autres.
Autour d’une boisson chaude.

samedi 21 février 2009

nous

Derrière des fenêtres
Combien de morts ? Combien de vivants ?
Qui vivent en clos leur jeux mystérieux
Derrière mes fenêtres
Combien de morts ? Combien de vivants ?
Qui attendent de pathétiques jeux mystérieux

mardi 10 février 2009

difficile

j'ai cherché des sensations passées
mis de côté des pensées à concrétiser
et j'ai su, le moment donné, mettre ma colère de côté
les mains amenées au froid, j'ai essayé de me trouver

mercredi 4 février 2009

d'elle

des mots chuchotés
à peine murmurés
entendu dans le froid de la nuit
des mots à torturer
à peine accrochés
défendu dans cette nuit

lundi 2 février 2009

la déchirure

la force et le besoin
les efforts qu'on ne voit pas
en amour et ailleurs
la force et le besoin
inconnu et confondu

vendredi 30 janvier 2009

arc

des 7 couleurs je retiens le rose
les joues en feu
la cage d'escalier
la fragilité en creux
le désir érodé
des 7 couleurs je déteins le bleu
les yeux heureux
l'extérieur délavé
l'amour nerveux
le doute souhaité
des 7 couleurs je rejoins l'enfer
ou ce qui semble dans sa violence

dimanche 25 janvier 2009

revenir

j'ai entendu ta voix
perdue depuis des années
un son juvénile et peut-être un peu froid
à peine écouté
c'est moi qui ai fait ce pas
et puis qui ai reculé
revenir, je ne sais pas

dimanche 11 janvier 2009

Tenir

Ce n'est pas surmonter
Ce n'est pas affronter
Un jour puis un autre, une semaine
Et voir si on peut recommencer
Combien de temps cela va durer

vendredi 9 janvier 2009

Actroce autrement

Que la réalité soit toute la réalité
Partir avant d'avoir trop mal
Etre seule, vide et sale
Malgré elles
Que l'amour rêvé ne soit plus cajolé