Qui êtes-vous ?

les yeux fermés rien n'existe les yeux fermés tout disparaît

jeudi 18 décembre 1997

18/12/97

le corps évolu dans l'espace
l'espace peut être mesuré
introduction du temps et de sa finalité
il me faudrait des désirs, être motivée
à défaut d'autre chose, vivre dans l'instabilité
j'ai essayé la puissance et la rage
un nouveau système de pensée
je doute de cette période
de sa nécessité
échec de la communication orale
de la sensibilité

vendredi 11 juillet 1997

11/07/97

tout lâcher
ne jamais rien mettre de côté
savoir qu'il faut laisser les amis s'affliger
ne rien montrer
ne rien montrer que des charmes fatigués
pour ne plus qu'écouter nos choix exactement placés
relâcher
savoir assumer nos désirs de décès
tout lâcher
ne plus rien promettre
arriver à se défaire
arriver à se refaire
tout laisser

lundi 17 mars 1997

17/03/97

j'ai passé cette journée ensoleillée
dans un coin sombre, c'est l'été
à penser à des moments très doux
à rêver à une vie avec vous
les peut-êtres étaient vivant et vraiment beaux
j'évoquais la continuité du temps par mes sanglots

l'amour appelle la violence et la révolte
tout comme la mort est un poids secret et très dur

je ne savais pas que c'était si fort
maintenant je sais, l'importance d'être dehors

mercredi 5 mars 1997

05/03/97

il peut arriver, cela arrive aujourd'hui,
que le corps devienne un galet
c'est laid, c'est triste

tant de proximité avec la tristesse et la peur,
est à l'évidence l'aspect le plus novateur de notre époque

où l'on voit défiler dans les esprits des images lentes et lyriques
ou l'on rejette l'effroi et la douleur
ou l'on veut légèreté et vaillance

mais il reste exactement ce qui reste
une laideur inscrite dans le corps
une tristesse serré dans le coeur

jeudi 13 février 1997

13/02/97

il y a un moment où nous quittons ce monde paresseux
il y a ce moment où nous nous voyons délicieux
le pull contre le torse, les doigs contre le vent
nous regardons notre lieu d'habitation
avec un esprit libre, fort en précision
il y a le moment ou tout peut être vrai, ou tout peut être sincère
où toutes les réponses sont belles
où nous nous sentons totalement bien, solaire

jeudi 30 janvier 1997

30/01/97

j'aime, j'aime, le doux mouvement du vent
j'aime, j'aime, la chaleur digne du printemps
j'aime, j'aime, le regard aimant des gens
quand assoupie puis éveillée
ta présence infinie à mes côtés
je perçois des bruits connus
sans m'inquiéter, enfin

dimanche 5 janvier 1997

05/01/97

je n'ai pas envie de pleurer
alors je ne le ferai pas
et pourtant que ma chambre est triste
je ne peux m'accrocher à rien
mon regard s'éparpille
sans que rien ne vienne déranger le vide
ce vide qui ressemble à un état de douleur absolue
état rigide et fier
ou je n'ai que le temps de regretter
ou immanquablement je redoute l'autre et sa chair